9 octobre, 2025

La crise politique s’enlise après la dissolution de l’Assemblée de 2024

Le soir de la débâcle de son parti Renaissance aux élections européennes (14,6 % des voix contre 31,37 % pour le Rassemblement National), Emmanuel Macron a choisi de dissoudre l’Assemblée nationale. Un geste présenté comme un « acte de clarté démocratique », pour, selon ses mots, ne pas « faire comme si de rien n’était ».

Mais quatre mois plus tard, la manœuvre présidentielle a plongé le pays dans une crise politique et institutionnelle sans précédent sous la Vème République.

Avant cette dissolution surprise, le camp présidentiel disposait encore d’une majorité relative : 169 sièges pour Renaissance, auxquels s’ajoutaient les alliés du MoDem (50 sièges) et d’Horizons (31 sièges). Malgré une gouvernance fragilisée, la coalition parvenait à avancer, souvent en recourant à l’article 49.3, utilisé 23 fois sous le gouvernement d’Élisabeth Borne.

Les élections législatives anticipées du 7 juillet 2024 ont bouleversé la donne : Aucun camp n’a obtenu de majorité absolue. Le paysage politique s’est désormais fragmenté en trois blocs irréconciliables : gauche, centre et extrême droite, rendant toute coalition stable quasiment impossible.

Résultat : la France est à l’arrêt.

Depuis, pas moins de quatre Premiers ministres se sont succédé : Élisabeth Borne, Gabriel Attal, Michel Barnier, puis François Bayrou.
Le dernier en date, Sébastien Lecornu, a présenté son gouvernement le 5 octobre, avant de démissionner moins d’un mois plus tard. Une démission immédiatement acceptée par Emmanuel Macron.

Cette instabilité chronique illustre l’impasse politique actuelle. Elle tombe au plus mauvais moment : le budget 2026 doit être voté dans les prochaines semaines.

Les marchés n’ont pas tardé à réagir. Le CAC 40 a perdu 1,36 % dans la foulée de l’annonce de la démission du gouvernement, signe d’une perte de confiance des investisseurs face à une situation devenue illisible. Les économistes redoutent désormais un enchaînement : stagnation de la croissance, hausse des taux d’intérêt et affaiblissement du crédit français à l’international. L’euro s’est affaibli face au dollar, dans un contexte de volatilité croissante.

La crise politique vient s’ajouter à une situation économique déjà fragile :

  • un déficit commercial d’environ 100 milliards d’euros
  • une croissance limitée à 0,7 %,
  • un taux de chômage de 7,5 %,
  • et une nouvelle dégradation de la note souveraine française, creusant l’écart de taux avec l’Allemagne.

L’horloge tourne : chaque semaine perdue complique un peu plus la tâche du chef de l’État.

Face à l’impasse parlementaire, trois options s’offrent à l’exécutif :

  1. Le 49.3, au risque de provoquer une motion de censure et une nouvelle chute du gouvernement ;
  2. L’adoption par ordonnance, si le Parlement ne se prononce pas dans les 70 jours ;
  3. Les “douzièmes provisoires”, autrement dit la reconduction mensuelle d’1/12 du budget précédent, une solution d’urgence qui permet de payer salaires, retraites et intérêts de la dette, mais bloque toute réforme.

À l’approche des élections municipales de 2026, les partis se crispent. Chacun cherche à préserver son ancrage local, rendant toute alliance encore plus improbable. Quant à une nouvelle dissolution, elle est constitutionnellement possible mais aboutirait probablement (selon les sondages) à un statu quo ne permettant pas une sortie de crise.

Autrement dit : sauf coup de théâtre, la France risque de vivre au ralenti pendant encore un an, suspendue entre paralysie politique et urgence budgétaire.

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