BREXIT 2020 : une année de transition pour préparer l'"AFTER" ?

Atmosphère Internationale

janvier 2020

BREXIT

Le 31 janvier 2020 actera bien la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne : une période de transition jusqu'au 31 décembre devrait permettre de négocier les nouvelles règles commerciales entre les deux zones économiques.

Thème :

Commerce international

Pays :

UE / Royaume-Uni

A deux semaines de l'entrée en vigueur du BREXIT, les diplomates européens se préparent à la deuxième phase des négociations avec Londres...

Une période de transition de 11 mois...

Jusqu'au 31 décembre 2020, tous les États du Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galle, Écosse et Irlande du Nord) continueront d'appliquer les règles européennes (communautaires) dans le cadre de leurs échanges commerciaux avec le continent, notamment en matière de réglementation douanière import / export.

La Commission européenne doit présenter dans les prochaines semaines un mandat de négociation aux membres de l'UE, qui devra être approuvé par les 27 lors d'une réunion ministérielle le 25 février prochain : les négociations bilatérales pourront alors officiellement débuter.

...extensible à 3 ans !

Compte tenu du temps nécessaire à la ratification par les deux parties, Londres et Bruxelles ne devraient somme toute disposer que de 8 mois (mars à octobre) pour s'entendre sur les modalités de l'accord... une fenêtre de tir très réduite !

Prochain point d'étape dans 5 mois : le 1er juillet 2020 au plus tard, il pourra être décidé de prolonger (ou non) la période de transition d'un ou deux ans. 

Un accord limité aux seules relations commerciales ?

Alors que Londres n'ambitionne qu'un simple accord de libre-échange avec l'Union européenne, Bruxelles souhaiterait pour sa part obtenir un "accord global" couvrant tous les aspects de la future relation : commerce des biens et des services, migration, politique étrangère, etc...

Avis de l'expert : 

Nous y voilà enfin : la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est enclenchée après 3 ans de rebondissements. Mais attention ! Le dossier est loin d'être soldé...

L'ombre du "Hard BREXIT" plane encore...

Dans l'équation actuelle, nous nous trouvons toujours dans l'éventualité d'un Brexit "dur" : en cas d'échec des négociations bilatérales ou de non-ratification de l'accord, les 4 États du Royaume-Uni pourraient se retrouver à la porte de l'UE au 1er janvier 2021, sans harmonisation ni reconnaissance mutuelle des cadres législatifs et normatifs, et surtout sans accord préférentiel pour les droits de douane applicables à l'importation.

Une "saison 4" qui s'annonce pleine de suspens !

Pour limiter ce risque et se donner une chance d'atteindre son objectif d'accord global, la Commission européenne aura tout intérêt d'obtenir rapidement du Royaume-Uni l'extension d'un ou deux ans de la période de transition : c'est précisément ce qui va se jouer jusqu'au mois de juin !

La nouvelle séquence qui s'ouvre promet de tenir encore les observateurs en haleine, car le Premier ministre anglais a déjà annoncé qu'il rejetait cette possibilité...

Outre-Manche, des secousses politiques sont attendues dans les prochains mois : les tensions entre l'Angleterre et l'Ecosse ou l'Irlande du Nord pourraient être ravivées dans le cadre des négociations internes au Royaume-Uni en vue d'un consensus avec l'UE.

Ce qui change, c'est que rien ne change (pour l'instant)

Les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni restent donc dans la même configuration pour le moment : au moins jusqu'au 31 décembre 2020, la Déclaration d'Echange de Biens (DEB) est la procédure réglementaire en vigueur.


En complément :

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Rédacteur(s) : A. NIEMAZ | D. LE GRAS

Source(s) : latribune.fr

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