La fraude : nouvel enjeu pour les entreprises marocaines

Atmosphère Internationale

mars 2018

Risque de fraude

La fraude peut prendre plusieurs formes : les détournements d’actifs, la corruption et les falsifications d’états financiers. Les enquêtes internationales menées depuis plusieurs années décrivent ce phénomène. En acquérir une bonne connaissance est essentiel : « mieux vaut connaître son ennemi ».

Thème :

RSE internationale & prévention de la corruption

Pays :

MAROC / MONDE

L’enquête de l’ACFE (Association of Certified Fraud Examiners) sur les fraudes permet d’établir un portrait-robot du fraudeur, de ses victimes des techniques utilisées*.

La Maroc ne fait pas exception, même s’il est difficile d’avoir des chiffres précis. La zone nord-africaine et du moyen orient recensait dans l’étude ACFE,   129 cas dont 45 de corruption, 5 d’états financiers et 79 de détournements.

Les conséquences de la fraude sont en premier lieu financières à la fois directes (préjudice subi) et indirectes (amendes infligées). Elles sont également immatérielles (image, réputation) et c’est probablement  la plus douloureuse. La responsabilité est souvent recherchée auprès de tiers  à qui on peut reprocher de ne pas avoir suffisamment donné l’alerte. Une fraude laisse toujours une trace… et pour longtemps.

* Report to the Nations 2016 (Association of Certified Fraud Examiners) à disposition de nos abonnés sur simple demande.

Avis de l'expert : 

Je m’aperçois lors des audits de prévention et de détection que nous menons, que les organisations sont insuffisamment préparées quelle que soit leur forme ou leur taille.

La raison en est simple : c’est un risque singulier, l’entreprise peut être la cible d’attaques de l’extérieur comme de l’intérieur (par ses propres employés). Les fraudeurs contournent les règles qui ont été conçues pour des employés honnêtes et respectueux des procédures.

Dans ce contexte, seule une démarche pro-active orientée anti-fraude peut limiter le risque en agissant sur 3 fronts simultanément : la prévention, la détection et la dissuasion.

Il est démontré que la mise en place d’un outil anti-fraude permet de diminuer en moyenne d’un tiers la durée de la fraude et de diviser par moitié le montant de la perte . Quand on sait que la durée moyenne est 36 mois et le montant moyen d’une fraude est de 200 000 $, cela donne à réfléchir ! N’oublions pas non plus que 23% des cas de fraudes présentaient un préjudice supérieur à 1 million de dollars.

Les auditeurs et responsables compliance doivent se préparer à une demande des entreprises et des dirigeants pour maîtriser ce risque en intégrant dans leurs méthodes ces techniques reconnues internationalement.

Pour aller plus loin...

Rédacteur(s) : Olivier GALLET expert international anti-fraude et corruption

Source(s) : www.acfe-france.fr

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