Maroc 2018 : mieux vaut tenir que courir...

Atmosphère Internationale

décembre 2017

Economie Maroc

Selon la filiale marocaine du groupe Euler Hermes*, faute d’être enthousiasmantes les perspectives économiques du Maroc pour 2018 sont encourageantes… Le taux de croissance du Royaume devrait en effet s’établir autour de +3% l’année prochaine, en recul par rapport à une année 2017 (+3,5%) particulièrement favorable au secteur agricole. Une stabilité de bon aloi, même si les opérateurs et investisseurs européens commencent à s'impatienter.

Thème :

Commerce international

Pays :

MAROC / MONDE

Actuellement au 69ème rang (sur 190) du classement Doing Business 2018 de la banque mondiale, le Maroc reste toutefois dans le Top 3 des économies africaines (Afrique subsaharienne et Maghreb) les plus propices aux affaires.

Mais l’économie marocaine pâti toujours d’une faible croissance des secteurs industriels et de service, ainsi que d’un investissement peu productif car orienté pour moitié vers l’immobilier.

Autres freins, les principaux chantiers qui doivent être menés par le Maroc pour atteindre un véritable statut d’ « émergent » : délais de paiement, solvabilité, transparence, etc. Ainsi, l’indicateur des défaillances d’entreprises qui a bondi de 23% en 2016 devrait rester élevé bien qu’en décélération : +12% en 2017 et +8% en 2018.

Enfin, peu de mouvements sur les marchés export malgré une croissance de 6,3% en 2017 : l’Union européenne concentrera toujours plus de 40% des exportations du Maroc (principaux secteurs : automobile, aéronautique et agroalimentaire), tandis que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et le Moyen-Orient se partageront l’essentiel des 60% restant.

Concernant les échanges bilatéraux avec la France, les experts d’Euler Hermes signalent tout de même qu’avec 100 millions d’euros de débouchés supplémentaires en 2018, « les exportateurs français pourront profiter de la résilience de l’économie marocaine pour conquérir de nouvelles parts de marché à l’international ».

* Euler Hermes ACMAR : conférence de presse dans le cadre de la 5ème édition de l'Observatoire international du commerce (Casablanca - 28/11/2018)

Avis de l'expert : 

Sans s’emballer, le Maroc poursuit sa dynamique économique et devrait égaler en 2018 le niveau de croissance mondial. Il n’y aura donc ni sursaut économique ni risque de déséquilibre ou de rupture : le schéma de développement semble pérenne, ce que confirme la confiance accordée par les bailleurs de fonds internationaux au Royaume.

Certains observateurs regrettent toutefois de ne pas encore percevoir les signes d’une embellie plus marquée : de nombreux chantiers de modernisation sont encore en cours, tant au niveau des infrastructures logistiques que de la fiscalité des entreprises (cf. Atmosphère Internationale d'octobre 2017).

Par ailleurs, malgré l’augmentation notable de ses exportations, le Maroc continue d’être freiné à l’international par une faible diversité de ses marchés cibles et un manque de valeur ajoutée de sa production. Pourtant de véritables opportunités existent grâce aux accords commerciaux en place (cf. Atmosphère Internationale de novembre 2017).

La formation professionnelle des cadres export ainsi que la fluidification des rouages de la supply chain marocaine deviennent prioritaires pour permettre à l’économie marocaine de passer à la vitesse supérieure.

En 2018, les échanges sud-sud avec l’Afrique resteront minimes malgré une très probable adhésion du Maroc à la CEDEAO : un chantier qui s’étalera sur plusieurs années, voire décennies, compte tenu des nombreux sujets sensibles à concilier entre les 16 pays membres (cf. Atmosphère Internationale de juin 2017)...

Les aspects de concurrence et de lutte contre la corruption devront bénéficier d’une véritable implication des secteurs publique et privé afin d’améliorer le climat des affaires encore trop décrié par les investisseurs étrangers et entreprises locales (cf. Atmosphère Internationale de septembre 2016).

Enfin seul véritable changement d’envergure à prévoir pour 2018, le nouveau cadre de la politique monétaire et l’assouplissement du régime de change (initialement prévu pour 2017) avec le désarrimage progressif du dirham (MAD) vis-à-vis de l’euro (EUR) et du dollar (USD).

Pour aller plus loin...

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Source(s) : aujourdhui.ma / www.eulerhermes.fr

Rédacteur(s) : M. FOURCADE ( ACTE International Maroc )

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