Rebond du trafic dans les ports français, mais une reprise encore inégale
En 2025, les ports français ont enregistré un rebond marqué de leur trafic, confirmant une reprise après une année 2024 plus hésitante. Selon le tableau communiqué, le trafic total atteint 328 079 tonnes, en hausse de 3,1% sur un an, même s’il demeure encore inférieur de 1,6 % à son niveau de 2022. Cette amélioration rejoint l’idée d’un redressement global du maritime français, portée par plusieurs grands ports, mais aussi par certains bassins plus modestes qui ont retrouvé de l’élan.
Dans le détail, les performances sont contrastées mais globalement orientées à la hausse. Haropa reste le premier ensemble portuaire avec 84 734 tonnes, en léger progrès de 1,8 % sur un an, tandis que Marseille remonte à 74 000 tonnes après une année précédente en repli. Dunkerque progresse à 48 000 tonnes, Calais demeure solide à 40 000 tonnes et Nantes – Saint-Nazaire affiche un rebond net à 26 400 tonnes, après une forte baisse en 2024. Sète poursuit également sa progression, à 6 000 tonnes, avec une trajectoire positive sur trois ans.
Cette reprise n’efface toutefois pas les fragilités structurelles mises en évidence par l’évolution sur plusieurs années. Plusieurs ports restent en dessous de leur niveau de 2022, à l’image de Marseille, Dunkerque, Nantes – Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux ou encore Lorient. D’autres, comme Calais ou Sète, parviennent en revanche à consolider leur dynamique. Dans les outre-mer, la tendance est plus favorable, avec un trafic total de 13 716 tonnes, en hausse de 6,2 % sur un an, tiré notamment par La Réunion, la Martinique et la Guyane.
Au fond, ces chiffres confirment un double mouvement. D’un côté, le trafic portuaire français se redresse clairement en 2025, signe d’une activité économique plus soutenue et d’un meilleur équilibre des flux. De l’autre, la reprise reste inégale selon les ports et les territoires, ce qui montre que la compétitivité portuaire française demeure un enjeu central. Ce rebond apparaît donc moins comme un retour complet à la normale que comme une phase de consolidation, encore fragile mais réelle, pour l’ensemble des façades maritimes françaises.


