États-Unis : Trump renforce les droits de douane sur l’aluminium, l’acier et le cuivre
Le 2 avril 2026, la Maison Blanche a annoncé un renforcement significatif des tarifs douaniers sur les importations d’aluminium, d’acier et de cuivre aux États-Unis, dans le cadre d’une proclamation présidentielle visant à protéger la sécurité nationale et à soutenir les industries domestiques. Entrées en vigueur le 6 avril 2026, ces nouvelles mesures marquent une évolution majeure de la politique commerciale américaine concernant ces métaux stratégiques.
Désormais, les droits de douane supplémentaires imposés sur les produits en aluminium, acier et cuivre, ainsi que sur leurs dérivés, s’appliquent à la valeur totale des produits importés, et non plus seulement à la teneur métallique. Les taux varient selon la nature des produits : jusqu’à 50 % pour les articles principalement composés de ces métaux, 25 % pour la plupart des dérivés, et 15 % pour certains équipements industriels et électriques jusqu’à fin 2027. Une exception notable concerne les produits fabriqués à l’étranger mais entièrement à partir de métaux américains, qui bénéficient d’un tarif réduit à 10 %. Enfin, les articles contenant moins de 15 % de ces métaux sont désormais exemptés de ces tarifs.
Ces ajustements visent à corriger les pratiques d’évaluation jugées trop favorables aux importateurs, à encourager la production nationale et à garantir une utilisation plus équitable des ressources métalliques américaines. La décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’autonomie industrielle du pays et de protéger les emplois dans ces secteurs clés, tout en simplifiant le régime douanier pour les entreprises américaines.
Cette politique suscite déjà des réactions contrastées : si les sidérurgistes et certains acteurs miniers saluent ces mesures, d’autres secteurs, notamment ceux dépendants des importations de métaux, expriment des craintes quant à l’impact sur leurs coûts et leur compétitivité. La Maison Blanche souligne que ces tarifs sont conçus pour atteindre un taux d’utilisation de 80 % des capacités de production domestique, un objectif jugé essentiel pour la résilience économique et la sécurité nationale.


