E-commerce : comment des plateformes comme Shein ou Temu ont contourné la taxe française sur les petits colis
Pourtant, dès les premières heures suivant l’entrée en vigueur de cette mesure, les plateformes chinoises ont démontré une capacité d’adaptation fulgurante. En moins de vingt-quatre heures, elles ont redirigé leurs flux logistiques vers d’autres hubs européens, comme la Belgique, où la taxe n’était pas appliquée. Les colis, une fois dédouanés dans ces pays, étaient ensuite acheminés par la route vers la France, profitant ainsi de la libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne.
Résultat : les déclarations douanières en France se sont effondrées de 92 % en quelques jours, et les entrepôts français, autrefois saturés, se sont retrouvés déserts.
Gil Lorenzo, directeur général adjoint des douanes, a reconnu l’échec de cette taxe. Plutôt que de freiner les flux du e-commerce, la mesure a simplement déplacé le problème, révélant l’impuissance des autorités françaises face à l’agilité des acteurs chinois. Pire, les contrôles douaniers, censés être renforcés grâce aux recettes de la taxe, n’ont plus pu être effectués, privant l’État d’un outil essentiel pour garantir la conformité et la sécurité des produits importés. Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, 70 % des colis contrôlés se sont avérés non conformes, et 45 % présentaient même des risques pour la santé des consommateurs. Face à ce contournement massif, le gouvernement a tenté de réagir en étendant, par un arrêté publié le 23 mars, les pouvoirs des agents des douanes. Ceux-ci peuvent désormais contrôler sur le territoire national des colis déjà dédouanés dans un autre État membre. Cependant, cette mesure ne permet pas de récupérer les 2 euros de taxe par article, puisque les colis transitent librement au sein de l’UE.
À partir du 1er juillet 2026, une taxe européenne de 3 euros par colis viendra s’ajouter à la taxe française, portant le total à 5 euros, avant d’être remplacée en novembre par une taxe harmonisée à l’échelle européenne.
L’échec de cette taxe illustre les limites des politiques nationales face à la puissance et à la réactivité des géants de l’e-commerce, mais aussi les défis posés par la régulation des flux commerciaux à l’ère de la mondialisation.
La question reste entière : comment protéger le commerce local et la sécurité des consommateurs, sans alourdir davantage la fiscalité ou risquer de nouvelles stratégies de contournement ?
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