18 juin, 2026

Bilan carbone : la majorité des entreprises tombent dans le piège

Vous pensez ne pas être concernés par les obligations carbone ? Vos clients, eux, pensent le contraire.

60 à 90 %, c’est la part des émissions carbone d’une grande entreprise qui provient de sa chaîne d’approvisionnement. Autrement dit, de vous.

Depuis quelques mois, un message circule dans les couloirs des PME et ETI françaises : « On est trop petits pour être concernés. » En partie vrai. En grande partie dangereux.

La directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose aux grandes entreprises de publier un rapport détaillé sur leurs impacts environnementaux et sociaux, y compris les émissions carbone liées à toute leur chaîne de valeur. C’est ce qu’on appelle le Scope 3 : les émissions générées par les fournisseurs, prestataires et partenaires en amont et en aval. En moyenne, elles représentent entre 60 et 90 % du bilan carbone total d’un grand groupe. Pour boucler ce reporting, les grandes entreprises n’ont pas le choix : elles doivent collecter les données carbone de leurs fournisseurs. Tous. Sans exception. Et elles ont déjà commencé.

Un risque qui ne ressemble pas à une amende

Le piège, c’est que le danger pour votre entreprise ne prend pas la forme d’une sanction. Pas de pénalité, pas de contrôle. Ce qui se joue, c’est votre place dans la chaîne de valeur de vos clients stratégiques.

Si vous ne pouvez pas fournir vos données d’émissions lorsqu’un grand donneur d’ordre vous les demande, vous devenez un maillon fragile dans son reporting. Un fournisseur qui ne répond pas à cette exigence est un fournisseur qu’on remplace, ou qu’on écartera au prochain renouvellement de contrat. Le déréférencement ne fait pas de bruit, il arrive, simplement. Or ces demandes s’accélèrent. Les premières entreprises soumises à la CSRD doivent produire leurs rapports sur les exercices 2024 et 2025. Elles ont besoin de vos données maintenant.

Par où commencer ?

Beaucoup d’entreprises repoussent le sujet parce qu’elles ne savent pas comment s’y prendre. Le bilan carbone fait peur : on imagine une démarche longue, technique, coûteuse. Dans les faits, la première étape est une étape de compréhension, savoir ce que recouvre un bilan carbone, identifier les grandes sources d’émissions de son activité, comprendre ce que le client va demander et comment y répondre.

Engager une démarche carbone, c’est aussi se donner les moyens d’agir : réduire ses émissions, valoriser ses efforts auprès de ses clients, sécuriser ses relations commerciales. Ce n’est pas un projet RSE de plus. C’est une mesure de protection, et un levier de différenciation durable.

Votre entreprise saurait-elle répondre aujourd’hui aux exigences carbone de ses grands clients ?

Ce qu’ACTE International recommande :

  • Identifier vos principaux donneurs d’ordre soumis à la CSRD et anticiper leurs demandes de données
  • Cartographier les grandes sources d’émissions de votre activité (énergie, déplacements, achats, déchets)
  • Former vos équipes pour comprendre la méthode Bilan Carbone® et savoir quoi mesurer
  • Vous faire accompagner pour produire un premier bilan carbone exploitable et crédible

Nous vous proposons une formation pour comprendre la méthode et passer à l’action : « Bilan Gaz à Effet de Serre (GES) : passer du constat à l’action« , prochaine session les 9 et 10 juillet 2026. Pour les entreprises prêtes à aller plus loin, ACTE International accompagne directement la réalisation du bilan carbone.

Source :
  • Commission européenne, directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive)
  • ADEME, référentiel Bilan Carbone® — définition des scopes 1, 2 et 3
  • Analyses CSRD et effet cascade, Projet Celsius / Wecount, 2026
Rédacteur : Johanna Bantman