30 avril, 2026

CSRD : 80 % des entreprises sortent du périmètre en 2026

CSRD allégée : les entreprises « hors scope » restent dans le viseur. Omnibus a réduit massivement le champ de la CSRD. Mais sortir de l’obligation légale ne signifie pas sortir des exigences du marché.

La directive européenne Omnibus 1 est active depuis le 19 mars 2026. Elle relève les seuils d’application de la CSRD (la directive européenne sur le reporting de durabilité) aux entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires. Résultat : environ 80 % des entreprises auparavant concernées se retrouvent officiellement exemptées. Pour beaucoup de dirigeants, le message semble limpide : « on n’est plus obligés, on arrête. » C’est là que le raisonnement décroche.

Quand le marché reprend ce que la loi a lâché

L’obligation légale et la pression économique ne se superposent pas. Les banques n’ont pas attendu Omnibus 1 pour intégrer les critères ESG (environnement, social, gouvernance) dans leur évaluation des risques. Une entreprise incapable de fournir des données de durabilité minimales lors d’une demande de financement s’expose à une majoration de son taux d’intérêt, ou à un refus pour des projets non alignés aux critères de durabilité de l’Union.

Les appels d’offres racontent la même histoire. Les grands donneurs d’ordre, eux, restent soumis à la CSRD et continuent de standardiser leurs questionnaires fournisseurs autour du VSME, une norme simplifiée destinée aux PME dont l’adoption officielle est attendue pour juillet 2026. Ce n’est pas un plafond de ce qu’on peut vous demander. C’est le plancher en dessous duquel vous devenez difficile à sélectionner.

Surtout, l’histoire des réglementations RSE en Europe est celle d’un élargissement progressif. Les seuils montent, puis redescendent. Les exemptions d’aujourd’hui ne valent pas garantie pour demain. Les entreprises qui profitent de ce répit pour structurer une démarche solide seront en position de force au prochain tour. Les autres devront tout construire dans l’urgence.

Votre entreprise saurait-elle répondre aujourd’hui à une demande RSE dans un appel d’offres ou un dossier de financement ?

 

Ce qu’ACTE International recommande

  • Réaliser un état des lieux de votre maturité RSE, même sans obligation légale immédiate
  • Identifier les parties prenantes qui vous demandent déjà des données ESG : banques, clients, assureurs, investisseurs
  • Vous familiariser avec le standard VSME comme socle de structuration volontaire avant son adoption officielle
  • Documenter vos 3 à 5 indicateurs RSE clés avant qu’on vous les réclame dans l’urgence

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Source :
Rédacteur : Johanna Bantman