19 février, 2026

Marchés publics : un nouveau critère environnemental obligatoire

Un changement réglementaire qui impose aux entreprises de structurer leur démarche environnementale pour rester éligibles et compétitives.

À partir du 22 août 2026, tous les marchés publics devront intégrer au moins un critère environnemental dans l’évaluation des offres. Concrètement, il ne sera plus possible de remporter un marché uniquement sur le prix, sauf si celui-ci intègre une dimension environnementale, comme une approche en coût global ou en cycle de vie.

Issue de la loi Climat et Résilience et récemment précisée par le Conseil d’État, cette évolution marque un basculement clair : l’environnement ne sera plus un élément différenciant facultatif, mais une exigence structurelle.

Surtout, les critères devront être directement liés à l’objet du marché. Il ne s’agira plus d’afficher une politique RSE générale, mais de démontrer des impacts mesurables : empreinte carbone d’un produit ou d’un service, choix des matériaux, performance énergétique, organisation des transports, gestion des déchets ou traçabilité fournisseurs. Tous les secteurs sont concernés.

Ce changement introduit un nouveau facteur de compétitivité. À prix équivalent, l’entreprise capable de fournir des données environnementales fiables, structurées et comparables prendra l’avantage. La capacité à produire des informations documentées devient un atout business concret.

Les entreprises du transport, de la logistique, de l’industrie ou du commerce international sont particulièrement exposées, car leur performance environnementale dépend largement de leur chaîne de valeur : choix des prestataires, modes de transport, sourcing des matières premières, organisation des flux. Or beaucoup ont engagé des actions RSE sans les formaliser réellement. Elles agissent, mais peinent à le démontrer. Dans un appel d’offres public, l’absence de preuves chiffrées ou de méthode claire peut désormais faire perdre des points… et un marché.

L’impact dépasse d’ailleurs le seul secteur public. Même les entreprises qui ne répondent pas directement aux marchés publics devront s’adapter pour rester éligibles dans la chaîne de valeur de donneurs d’ordre eux-mêmes soumis à ces exigences. La capacité à documenter son empreinte environnementale devient ainsi un facteur de compétitivité à l’échelle de toute la supply chain.

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Source :
Rédacteur : Johanna Bantman